Naomi Felix

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Les activités de soins autorisées qui n'ont pas encore ouvert

Octobre 2026 Analyses de données publiques

Le 7 février 2025, l'hôpital NOVO de Pontoise a été autorisé à ouvrir un centre d'assistance médicale à la procréation. Au 19 octobre 2026, le fichier national FINESS ne l'enregistre toujours pas comme ouvert. Entre ces deux dates, un établissement s'équipe. Voici tous ceux qui sont dans ce cas, hôpitaux publics et cliniques privées, activité par activité.

La lecture en 30 secondes

  • 1 217 autorisations d'activités de soins attendent leur mise en œuvre au 19 octobre 2026.
  • 153 sont des ouvertures probables, sur 101 sites.
  • Les 1 064 autres renouvellent une activité que l'établissement exerçait déjà, au format imposé par la réforme de 2023.
  • L'établissement a trois ans pour démarrer, et il s'équipe pendant ce délai.

Ouvertures probables

153

101 sites. 62 autorisations concernent un établissement public, 91 un établissement privé.

Autorisations rénovées

1 064

Le site exerçait déjà l'activité, ou elle n'était pas soumise à autorisation avant 2023. Seul le format de l'autorisation change.

Activité la plus concernée

Cardiologie interventionnelle

21 sites, 21 ouvertures probables. Viennent ensuite la médecine (18 sites) et les soins critiques (16).

Choisissez votre activité, téléchargez la liste

La réforme de 2023 a obligé chaque établissement à redemander ses autorisations, même pour une activité exercée depuis vingt ans. Une ouverture probable est une activité que le site n'exerçait pas auparavant, celle qui déclenche un équipement. Une autorisation rénovée renouvelle ou étend une activité en place. Le fichier contient les deux.

Votre activité et vos comptes sont déjà connus ?

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En parler

Comment cet établissement va-t-il commander ?

Une autorisation n'est pas un bon de commande. L'établissement a trois ans pour démarrer, et c'est pendant ce délai qu'il achète. Qui signe la commande dépend de son statut, que donne la colonne secteur du fichier.

Dans un hôpital public, le chef de service exprime le besoin. Un équipement passe ensuite par l'ingénieur biomédical, un dispositif stérile par la commission du médicament et des dispositifs médicaux stériles, un logiciel par la direction des systèmes d'information. Le marché est passé par l'acheteur de l'établissement support du groupement hospitalier de territoire. Le chef de service et lui travaillent souvent à des kilomètres l'un de l'autre. Sous 60 000 € HT, cet acheteur commande directement. Entre 60 000 et 216 000 €, il publie une procédure adaptée sur son profil d'acheteur, et au BOAMP à partir de 90 000 €. Au-delà, il lance un appel d'offres formalisé. Il existe trois raccourcis : l'accord-cadre d'une centrale d'achat (Resah, UniHA, UGAP) quand un lot couvre la catégorie, un système d'acquisition dynamique ouvert en continu aux nouveaux fournisseurs, et l'achat innovant, sans mise en concurrence jusqu'à 140 000 € HT. Une procédure dure neuf mois en moyenne. Il faut se faire connaître avant la publication, pendant le sourcing, auprès du prescripteur du site et de l'acheteur du groupement.

Dans une clinique de groupe, le code de la commande publique ne s'applique pas. La direction des achats du groupe référence les fournisseurs, et la clinique commande dans ce référencement. Chez Elsan, plus de 95 % des achats sont centralisés, et des référents pharmaciens, de bloc et biomédicaux valident les choix. Un établissement peut pourtant demander le référencement d'un produit en justifiant son besoin, et le praticien qui ouvre l'activité a tout intérêt à le faire. Il y a deux portes à pousser en même temps : ce praticien, et la direction des achats du groupe ou son programme d'innovation (Innolab chez Elsan, le hub innovation chez Ramsay Santé).

Dans une clinique indépendante ou un établissement privé à but non lucratif, le directeur et le pharmacien décident avec les praticiens. Ils achètent en direct ou par une centrale de référencement privée, CAHPP ou Helpevia. Les centres de lutte contre le cancer passent par Unicancer Achats. Ici, tout se joue sur le site.

Seuils de 2026 : dispense de publicité à 60 000 € HT depuis le 1er avril, procédures formalisées à 216 000 € HT, achat innovant à 140 000 € HT depuis la loi du 26 mai 2026.

Comment cette liste a-t-elle été construite ?

Cette liste compte les autorisations d'activités de soins qui portent le statut « en attente de mise en œuvre » dans le fichier national FINESS. Elle isole ensuite celles où le site n'exerçait pas l'activité auparavant, sous l'ancien régime comme sous le nouveau.

Le décompte par activité
Activité soumise à autorisationOuvertures probablesAutorisations rénovéesEn attente
Assistance médicale à la procréation (AMP)215071
Cardiologie interventionnelle212142
Médecine201131
Dialyse17115132
Soins critiques175976
Soins médicaux et de réadaptation16240256
Traitement du cancer13118131
Radiologie interventionnelle606
Diagnostic prénatal5611
Psychiatrie45559
Génétique448
Neuroradiologie interventionnelle404
Chirurgie26264
Neurochirurgie224
Médecine d'urgence12223
Hospitalisation à domicile0170170
Radiologie diagnostique07777
Médecine nucléaire03434
Obstétrique, néonatalogie01616
Greffe022
Toutes les activités1531 0641 217

Source : FINESS, autorisations d'activités de soins au 19 octobre 2026, traitement Naomi Felix.

La source

La source est le nouveau flux du répertoire FINESS, publié chaque jour sur data.gouv.fr sous licence ouverte 2.0 depuis le changement de version du 20 juillet 2026. Il contient 32 712 autorisations d'activités de soins du régime 2023, chacune avec l'activité, la modalité, la mention, le site, l'entité qui la porte et des événements datés : autorisation, mise en œuvre, retrait. Une autorisation est en attente tant qu'aucune mise en œuvre n'est enregistrée et qu'elle n'a pas été retirée. La version utilisée est celle du 19 octobre 2026.

Le secteur, la commune et la catégorie de chaque site viennent du flux des structures FINESS du même jour. Le secteur suit d'abord la participation du site au service public hospitalier (établissement public de santé, établissement privé d'intérêt collectif), puis la forme juridique de l'entité qui porte l'autorisation : établissement public, association ou fondation, société.

La version de cette page publiée le 1er octobre reposait sur l'ancien flux, arrêté au 5 mai 2026 : 143 ouvertures probables sur 94 sites. Au 19 octobre, 130 de ces 143 autorisations attendent toujours leur mise en œuvre. Douze ont été mises en œuvre, dont dix avant le 5 mai, enregistrées avec retard au changement de version du répertoire. Une a été retirée. Parmi les 130, huit passent en autorisation rénovée : le site exerce désormais une activité de la même famille, ou le croisement par commune le rattache à un site existant. Les autres ouvertures probables du 19 octobre sont des autorisations délivrées depuis le 5 mai (26), ou plus anciennes mais absentes de l'ancien flux (5).

Les deux niveaux, et pourquoi le statut seul ne suffit pas

Depuis le 1er juin 2023, les règles de la plupart des activités de soins ont été réécrites. Chaque établissement a dû redéposer un dossier, y compris pour une activité qu'il pratique depuis des années. Les ARS délivrent ces autorisations par vagues. Chacune reste « en attente de mise en œuvre » jusqu'à ce que l'établissement déclare exercer sous le nouveau format. Le statut mélange donc les ouvertures et les renouvellements administratifs.

Ma première version comparait chaque autorisation au seul stock de fin 2024. Elle trouvait 355 ouvertures, dont 52 chirurgies en Nouvelle-Aquitaine dans des établissements qui opéraient déjà. Leurs autorisations de chirurgie avaient basculé au nouveau régime avant la fin 2024, et ce stock ne les portait plus. La comparaison se fait maintenant sur trois références. La première est le stock des autorisations de l'ancien régime au 31 décembre 2022, avant la réforme. La deuxième est le même stock au 31 décembre 2024. La troisième réunit les autorisations déjà mises en œuvre au nouveau régime, dans le flux lui-même. Si le site exerçait une activité de la même famille dans l'une des trois, la ligne est une autorisation rénovée, un renouvellement ou une extension (une modalité, une mention ou une forme de plus). Sinon, c'est une ouverture probable. Il en reste 153.

Quand l'activité était exercée par la même entité juridique sur un autre site, la ligne est classée en autorisation rénovée, avec une note. C'est le plus souvent un transfert d'autorisation entre deux sites, ou une modalité nouvelle (chirurgie pédiatrique, bariatrique) sur un site qui opère déjà. Ces cas se retrouvent dans le fichier, à la colonne note.

Trois activités ne faisaient pas l'objet d'une autorisation d'activité de soins avant la réforme : l'hospitalisation à domicile, la radiologie diagnostique et la médecine nucléaire. Tout y paraît nouveau alors que rien n'a ouvert. Elles sont classées en autorisations rénovées, avec la note correspondante.

Ce que contient chaque fichier

Un fichier CSV par activité, séparateur point-virgule, encodage UTF-8. Il s'ouvre dans Excel, Numbers ou Google Sheets. Les ouvertures probables viennent d'abord, les autorisations rénovées ensuite, et la première colonne dit à quel niveau appartient la ligne. Les colonnes :

niveau ouverture probable ou autorisation rénovée activite, modalite, mention, pratique_specifique, forme : ce qui est autorisé, en clair site, finess_site : l'établissement géographique et son numéro FINESS entite_juridique, finess_ej : la personne morale qui porte l'autorisation secteur : public, privé lucratif, privé non lucratif, non déterminé categorie_etablissement, commune, departement, region date_autorisation, date_limite_ouverture, date_fin_autorisation numero_autorisation : la référence ARHGOS, pour retrouver la décision de l'ARS note : la raison du classement de la ligne
Les limites

La liste est arrêtée au 19 octobre 2026. Le flux FINESS change chaque jour, la page est recalculée à la main : la date en tête dit de quand elle date. Une mise en œuvre peut aussi être enregistrée avec retard. Sur les 143 ouvertures probables de la version du 1er octobre, dix avaient ouvert avant le 5 mai sans que le répertoire le sache encore.

« Ouverture probable » est une inférence. La comparaison se fait par famille d'activité et par site. Un changement de numéro FINESS, un site créé après 2024 ou une activité voisine mal rapprochée peuvent fausser un classement, dans un sens ou dans l'autre. La colonne note dit sur quoi repose chaque ligne.

Les fusions trompent la comparaison. Quand un établissement change de numéro FINESS, ses activités paraissent nouvelles. Le CHU de Guyane, créé en 2025, en est l'exemple le plus visible. Le croisement par commune en rattrape une partie, signalée dans la colonne note. Pas toutes.

Le statut ne dit pas où en est l'équipement. Certains sites ont déjà acheté et attendent la visite de conformité, d'autres n'ont pas commencé. Les deux dates du fichier bornent la période d'achat sans dire où le site en est.

Les équipements matériels lourds (IRM, scanners, TEP) sont dans le même répertoire. Cette page ne les traite pas.

Reproduire

Un script Python produit les fichiers à partir des sources publiques, sans clé ni compte. Le script et les sources sont disponibles sur demande. Pour vérifier une ligne, la référence de la colonne numero_autorisation renvoie à la décision de l'ARS.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une autorisation d'activité de soins ?

C'est la décision par laquelle l'agence régionale de santé permet à un établissement d'exercer une activité réglementée. La liste compte la chirurgie, le traitement du cancer, la dialyse, la cardiologie interventionnelle, les soins critiques, l'assistance médicale à la procréation, la psychiatrie et une quinzaine d'autres. Sans autorisation, l'activité ne peut être ni pratiquée ni facturée à l'Assurance maladie.

Que veut dire « en attente de mise en œuvre » ?

L'établissement a obtenu l'autorisation mais n'a pas encore déclaré à l'ARS qu'il exerce l'activité. Il a trois ans pour démarrer et quatre pour achever la mise en œuvre, sinon l'autorisation devient caduque. C'est pendant ce délai qu'il recrute et qu'il s'équipe.

Pourquoi les cliniques privées sont-elles dans la liste ?

FINESS couvre tous les établissements de santé, publics et privés, et l'autorisation d'activité de soins s'impose aux deux. Sur les 153 ouvertures probables, 91 concernent un établissement privé et 62 un établissement public.

Pourquoi le fichier « traitement du cancer » compte-t-il 131 lignes pour 13 ouvertures probables ?

La réforme a obligé tous les établissements qui traitent le cancer à obtenir une autorisation au nouveau format, avec des mentions plus fines. 118 lignes sont des autorisations rénovées, pour des sites qui pratiquaient déjà la cancérologie. Elles suivent les 13 ouvertures probables dans le même fichier, et donnent la carte à jour des sites autorisés.

La page sera-t-elle mise à jour ?

Oui. Le flux FINESS est publié chaque jour, et la page est recalculée à la main : la date de la source est affichée en tête de page. Aucune cadence n'est promise tant qu'elle ne peut pas être tenue.

Puis-je utiliser ces fichiers pour prospecter ?

Oui. Les données FINESS sont publiées sous licence ouverte 2.0, qui autorise la réutilisation commerciale à condition de citer la source. Elles décrivent des établissements. Les contacts nominatifs que vous y ajoutez relèvent du RGPD.

Sources

Télécharger la liste

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